samedi 31 janvier 2009

*[débat] Qui va lancer la première pierre?

Au hasard de mes pérégrinations, j’ai constaté l’existence d’une polémique au sujet des Dominas dont la passion est devenu le métier.
De petites annonces en sites web, elles proposent leurs services moyennant rémunération.
Cela peut être une enveloppe, un« cadeau » soigneusement choisis par la dame auparavant, mais aussi un service rendu (repeindre le salon, servir de chauffeur…)
L’acte sexuel est sensément absent de ces jeux pour adultes,
Et pourtant l’amalgame est rapidement fait :
Celles qui jouent pour de l’argent sont assimilées à des prostituées …

Certains « clients » n’ont que ce biais là pour mettre en pratique leurs désirs liés au BDSM.
D’autres cherchent plus simplement un assouvissement de leur libido.
Il existe un type de personne intermédiaire : le chresmatistophile

La chresmatistophilie consiste à ne prendre son plaisir qu'en payant pour.
(Par extension, cela peut être aussi une excitation dut à un vol)
Cette paraphilie nécessite donc un échange d’argent entre les pratiquants.

De là, comment tracer la limite entre une pratique et la prostitution ?
L’acte sexuel suffit il à faire la différence ?

Selon vous, une Domina qui se fait rémunérer peut elle être considérée comme une prostituée et ce, quelques soit les demandes de son partenaire ?
Ou au contraire, considérez vous qu’elle offre un service différent ?
Où situez vous les limites ?

Je tenais à préciser que je n’ai aucun à priori à ce sujet, bien évidemment.
Merci de ne me taper que sur la fesse gauche !

**se sauve**

mardi 20 janvier 2009

*[débat] le meilleur ami de la femme?

Aujourd'hui, en me baladant de liens en liens, à la recherche de sites intéressants à découvrir, j'ai atterri sur un blog qui m'a franchement interpelée.

Ne sachant pas trop par "quel bout le prendre", j'ai choisi, pour une fois, de ne rien expliquer et de ne pas poser de questions.

Je vous propose juste de jeter un œil (ou deux) et de livrer vos impressions à chaud.


J'insiste toute fois sur une chose:
**Ce blog est complètement réservé à un public averti!**

http://amourinterdits.centerblog.net/

vendredi 16 janvier 2009

*[création] Bondage Academy /Part 5

Par Duncan

Cependant, une cage restait vide. Les applaudissements et les hurlements du public se turent lorsque le maitre se dirigea vers elle. Alona le suivant à petits pas, perchée sur ses ballet boots.
Le maitre leva le bras pour demander le silence.
« Voici venu l’heure de notre petite surprise. La sixième cage est toujours vide mais plus pour longtemps. En effet, cette année, pour ajouter un peu de piment à l’Académie, nous avons décidé que l’une des candidates ne serait pas volontaire ! »
Stupeur dans la foule. Un brouhaha s’éleva, que le Bourreau fit taire d’un geste brusque.

« Allons, silence, je vous prie ! La personne choisie ne l’a pas été au hasard. C’est l’une d’entre vous, mesdames. »
Léa frissonna. Une boule d’angoisse se forma dans son estomac. ; Elle jeta un coup d’œil autour d’elle et vit que la plupart des femmes de l’assemblée, si fières de parader dans leur tenue fétichiste, avaient soudain pâli et semblaient très mal à l’aise.

« Elle est célibataire et a hésité à participer à l’émission. »
Toutes les femmes accompagnées poussèrent un soupir.
« Elle a moins de trente ans. »
Léa se mit à transpirer. Plusieurs femmes sourirent.
« Elle a les cheveux noirs et les yeux marron. »
Elles n’étaient plus que cinq à correspondre à ce signalement sommaire. Léa s’aperçut qu’elle tremblait.
« Mesdames et messieurs ! Je vous demande d’applaudir très fort notre nouvelle candidate ! »

Le roulement de tambour eut un effet hypnotique sur Léa. Elle s’aperçut à peine que ce n'était pas elle qui tremblait mais son fauteuil. Des sangles en sortirent et la ficelèrent au siège. Incapable de bouger, elle s’apprêta à crier lorsqu’on introduisit dans sa bouche un bâillon boule énorme qui l’étouffa à moitié. Paniquée, elle essayait de se dégager, tandis que son siège, situé au bout d’une rangée, bougea sur la droite, se positionna au milieu de l’allée centrale et descendit lentement vers le plateau sous les applaudissements du public.
Arrivé au centre de la scène, le fauteuil pivota et fit face au public. Léa s’agita de plus belle, les larmes aux yeux. Ses liens se resserrent, lui arrachant un gémissement de douleur.

« Voici Léa ! »

C’était un cauchemar ! Il la connaissait. Elle ne comprenait plus.

« Chut, chut s’il vous plait. »
Les applaudissements cessèrent.
« Regardez comme elle est belle, notre demoiselle en détresse, toute de cuir et latex vêtue. »
Le maitre de l’Académie tournait autour d’elle comme un prédateur autour de sa proie.
« Nous connaissons tout de vous, ma chère. Nous allons vous faire connaitre tout ce que vous avez toujours voulu subir et bien plus encore. Bien sûr, vous n’avez pas votre mot à dire. Contrairement aux autres candidates, vous êtes qualifiée d’office. Mais que vois-je ? »
Il se pencha vers elle. Léa essaya de reculer en gémissant. Elle pleurait franchement maintenant.
« La coquine porte un corset ! C’est très bien, vous apprécierez notre fil rouge. »
Elle secoua la tête frénétiquement, essayant de se dégager de ses entraves.
« Cela ne sert à rien, ma chère. Gardez plutôt vos forces pour la suite. »
Il se tourna vers le public.
« Et bien, il est temps pour nos candidates de partir pour le Donjon. La première recalée sortira dans deux semaines, la gagnante dans trois mois. Toutes les deux semaines, une candidate sera éliminée et cela, c’est vous qui le déciderez ! »
Applaudissement assourdissant.

Léa n’en pouvait plus. Elle vivait un véritable cauchemar. Elle regarda les cinq cages et les corps nus immobiles à l’intérieur être emporté dans les coulisses et s’aperçue soudain qu’elle les suivait dans son siège, poussée par le Bourreau en personne.
Les six candidates furent rapidement conduites dans une camionnette noire. Les cages furent fixées aux parois latérales et son siège contre celle du fond. Les portes se refermèrent, laissant les filles dans l’obscurité la plus complète. Leur respiration rapide et chaotique résonna comme le tonnerre dans le silence total de l’habitacle.


- FIN -


j'encourage vivement tout le monde à exiger la suite!!

Duncan, AU BOULOT!!

jeudi 15 janvier 2009

*[création] Bondage Academy /Part 4

Par Duncan

« Bien ! Je vais maintenant vous rappeler le déroulement de cette émission. Six femmes vont subir pendant trois mois de délicieux mais néanmoins terribles tourments. Avant d’accueillir nos nouvelles esclaves, nous allons vous parler des règles qui régissent notre Académie. C’est vous, public adoré, qui allez décider du sort de ces six jeunes femmes. Une série de délicats tourments va vous être proposée. Vous aurez la possibilité chaque semaine de voter par téléphone, sms ou internet pour choisir laquelle de nos soumises devra subir de nouveaux jeux. Il y aura six nouvelles épreuves chaque semaine. La première semaine, chacune d’elles aura sa part. Ensuite, au cours de notre émission hebdomadaire, vous devrez aussi choisir celle qui devra quitter l’Académie car elle n’aura pas été une bonne esclave et ne vous aura pas satisfait. Bien sûr, l’une de celles qui resteront subira une épreuve de plus. Nous avons un fil rouge cette année. Face à l’enthousiasme qu’a provoqué la réduction de tour de taille extraordinaire d’Alona l’an dernier, nous avons décidé d’imposer cette épreuve à toutes nos candidates, le but étant bien sûr de battre le record de 33 cm. »

Un murmure parcouru la foule. Léa fut subitement très contente de ne pas avoir postulée pour participer à l’émission. Elle se sentait déjà trop serrée dans son corset réduisait la taille que de dix centimètres. Descendre à ce niveau représentait pour elle une perte de 25 cm. Impossible ! Elle en suffoquait rien que d’y penser.

Alona prit la parole.
« Nous allons maintenant accueillir nos 5 premières candidates. Mesdames et messieurs, je vous demande de saluer chaleureusement Julie ! »

Sous un tonnerre de musique et d’applaudissements, la première jeune femme entra sur le plateau. Elle était grande, brune, les cheveux tirés en queue-de-cheval, nue à l’exception des chaines qui reliaient ses poignets et ses chevilles à son cou.

« Claudine ! »
Une petite rousse fit son apparition dans la même tenue.

« Tran ! »
Une jolie asiatique entra, elle aussi enchainée.

« Alya ! »
Une grande femme noire entra.

« Et Samia ! »
Une jolie petite beur un peu ronde se plaça à côté des autres candidates.

« Comme vous pouvez le constater, nous disposons d’un panel significatif de ce que peut nous offrir la nature féminine. »
Le maitre de l’Académie s’avança vers elles.
« Mesdemoiselles, voici venu votre dernière chance de reculer. Si vous répondez oui à ma question, vous serez conduites dans ces cages de transport au donjon où vous passerez les trois prochains mois. Sinon, vous devrez quitter l’émission immédiatement. »

Le Bourreau imposa le silence aux spectateurs. La lumière baissa et une musique digne d’un film à suspense se fit entendre.

« Acceptez vous, dès cet instant et pour les trois mois à venir, d’appartenir corps et âmes à l’Académie, d’accepter son règlement, d’obéir et de subir les épreuves qui vous seront imposées avec humilité et soumission ? Sachez que vous ne serez plus jamais les mêmes après votre séjour parmi nous. Il y aura certainement des séquelles tant physiques que psychologiques, certaines même irréversibles. Réfléchissez bien ! »

Le silence se fit plus pesant.

Puis, une après l’autre, la voix chargée d’émotion, les candidates acceptèrent. Elles furent alors conduites vers les cages par des soubrettes latexées. La structure métallique les moulait parfaitement. Une languette de métal pénétra dans leur bouche, les bâillonnant, telle une muselière moyenâgeuse. Enfermées dans cette variante de la vierge de fer, elles attendaient leur sort, incapables de faire le moindre mouvement.

mercredi 14 janvier 2009

*[découverte] Petite histoire de la ceinture de chasteté.

Par Duncan

Tout le monde a entendu parler des ceintures de chastetés cadenassées dont les seigneurs du moyen âge ceignaient la taille de leurs femmes lorsqu’ils partaient en croisade ou en campagne pour de longs mois, voir des années. Elles étaient censées garantir la fidélité des dites épouses jusqu’au retour éventuel du mari précautionneux.

Hé bien, il semblerait que cela soit un mythe.

Il est fait mention pour la première fois de manière symbolique à la ceinture de chasteté dans un lais de Marie de France au XII ièm siècle (les lais sont des contes d’aventure et d’amour, où figurent souvent des fées, des merveilles, des transformations dixit Gaston Paris, médiéviste de la fin du XIX ièm siècle). Dans ce lais, un jeune homme noue une ceinture autour de la taille de sa belle tandis que celle-ci fais un nœud au bas de sa chemise. C’était un symbole de leur fidélité réciproque, seul celui ou celle qui pourrait défaire ou briser ces nœuds sans l’aide d’outils aura le droit d’être aimé par eux.
Il est de nouveau fait allusion à une ceinture de ce type dans le « Livre du Voir-Dit » écrit au XIV ièm siècle par Guillaume de Machaut.
En 1405, Kyeser von Eichstad le Bellifortis, dans son traité d’art militaire, le Bellifortis, montre une illustration d’une ceinture de chasteté métallique. Cette ceinture, dite Florentine, aurait été surtout portée par les femmes de Florence et était destiné à les protéger contre un éventuel violeur lors des attaques de la ville ou bien pendant leur déplacement.




On peut aussi voir un lien avec la ceinture d’étoffe porté par les moines et les moniales de l’époque médiévale et qui symbolisait leur vœu de chasteté. La ceinture des prêtres représente encore aujourd’hui le symbole de leur chasteté et de leur pureté.

Dans son livre « Les vies des Dames Galantes », Pierre de Bourdeilles, abbé de Brantôme (1540-1614), semble donner une indication sur une éventuelle apparition de vraies ceintures de chasteté durant le règne de Henry II, soit entre 1547 et 1559.
Rabelais, dans « Horribles et Epouvantables Faits et Prouesse du très renommé Pantagruel » la mentionne aussi en 1532.
Une autre preuve est la découverte du squelette d’une femme enterrée avec une ceinture métallique à l’entre-jambe. Elle serait morte entre la fin du XVI ièm siècle et le début du XVII ièm.

Certains musées, comme le British Muséum ou bien le musée de Cluny à Paris possèdent des exemplaires de ceintures de chastetés métalliques qui ont longtemps été considérées comme authentiques. Celles du musée de Cluny, originellement datées du XVI et du XVII ièm siècle se sont avérées avoir en fait été fabriquées au XIX ièm.
La ceinture exposée au musée de l’Inquisition de Carcassone semble, elle, être du XVI ièm siècle.




Les ceintures de chasteté sont donc apparues à La Renaissance et non au Moyen âge, comme le veut la tradition populaire. De plus, il semblerait qu’elles n’aient été utilisées que très rarement dans des cas très précis, comme protection contre le viol par les femmes lors de leurs déplacements ou bien du siège de leur ville, à cette époque.
Au cours du XVIII ièm siècle, son usage semble être plus étendu. Elle aurait été très utilisée dans les couvents, pour protéger les nonnes des tentations solitaires ainsi que par des maris jaloux ou des amants qui se séparaient.



Selon Piero Lorenzoni, dans son « Histoire secrète de la ceinture de chasteté », la ceinture qu’il qualifie de ceinture de volupté, contredisant son but premier de maintien d’un certain ordre moral, n’a d’autre fonction que d’exacerber les désirs en jouant sur l’interdit et l’accès à l’intimité de l’autre, permettant ainsi de les libérer dans un torrent de passion retenue.

De nos jours, la ceinture de chasteté est souvent utilisée dans les jeux BDSM.
A l’origine uniquement féminine, elle a été décliné avec succès, selon certain fabricants (Neostil en vendrai plus de mille par an en Allemagne), en modèle masculin rappelant la ceinture florentine traditionnelle ou bien adoptant la forme d’une cage emprisonnant le pénis et empêchant toute érection.
Elle permet de contrôler la sexualité du ou de la soumis(e), entièrement dépendant de la personne qui possède la clef de la ceinture.








Avez-vous déjà entendu parler de telles ceintures ?

En avez-vous déjà porté ou bien aimeriez-vous le faire ?

Préférez-vous un style typiquement médiéval en métal ou bien une esthétique plus moderne en cuir ou en plastique ?

Mesdames et messieurs les dominants, que pensez vous de son utilisation en BDSM ?

Et vous, soumises et soumis ?

mardi 13 janvier 2009

*[création] Bondage Academy /part 3

Par Duncan

Le public fit une standing ovation alors qu’une étrange silhouette apparaissait sur le plateau au milieu d’un geyser de fumigène et de stroboscope. Elle était grande, vêtue de cuir noir des pieds à la tête, perchée sur des ballets boots. Tout son corps était serré dans une robe corset qui la faisait ressembler à un sablier tant sa taille était minuscule.Une minerve emprisonnait son long cou et l’obligeait à garder la tête un peu en arrière et totalement immobile. Une longue queue-de-cheval blonde sortait du masque en cuir lacé serré sur sa tête. Ses yeux verts souriants balayaient la salle et un grand sourire étirait ses lèvres rouge vif. Quant à ses bras, ils étaient attachés derrière son dos par un grand mono-gant serré aux poignets et aux coudes, tirant sur ses épaules et soulignant sa poitrine, déjà proéminente sous la pression du corset.
Le présentateur s’approcha d’elle et la salua.
« Ma très chère Alona ! Quel plaisir de vous revoir, surtout dans une si ravissante tenue. »
« Tout le plaisir est pour moi, maitre. »

Léa eut l’impression que sa voix tremblait un peu. C’était peut-être le trac ou bien la formidable pression que semblait lui infliger sa tenue.

« Pour nous aussi, je vous l’assure. Alors qu’avez-vous bien pu faire des deux millions d’euro que vous avez gagnés l’année dernière ? »
« Des choses assez banales, j’en ai peur. J’ai acheté une maison, beaucoup de vêtements fétichistes et de matériel, et j’ai été obligée d’engager du personnel pour s’occuper de moi. »
« Comment ça ? Dites nous tout.»
« Pour me laver, m’habiller, me chausser, me faire le ménage. Depuis la fin de la Bondage Académie, l’année dernière, j’ai découvert que mon corps s’était habitué à porter un corset et des ballet boots, par exemple. Je ne peux plus rester plus d’une demi-heure sans être très fortement corsetée et je ne peux plus marcher avec des chaussures normales. »
« Fantastique ! Il est normal que vous subissiez les conséquences de ce que vous avez enduré l’an dernier. Vous avez atteint des limites d’endurance. Êtes vous toujours corsetée à 33cm de tour de taille, comme lors de votre victoire ? »
« Hé bien, ce soir oui, mais en général, je ne descends plus en dessous de 36 ou 38 cm. »
« Ho ! Quel manque de discipline ! Hé bien, nous allons faire en sorte que pendant ces trois mois, vous restiez à 33 cm, n’est-ce pas ? »
« Bien sûr, maitre. Avec plaisir. »
« Formidable ! On l’applaudit bien fort ! »

Léa frissonnait. Cette folle était volontairement mutilée. Son corps était déformé de manière irréversible. Cette idée l’horrifiait, mais le petit picotement familier au creux de ses reins lui signifiait qu’une partie d’elle l’adorait.

dimanche 11 janvier 2009

*[création] Bondage Academy /part 2

Par Duncan

Un murmure parcouru la foule bigarrée des spectateurs. Puis le silence ne fut plus perturbé que par le bruissement des tenues en latex et le crissement du cuir sur les sièges.
Un homme pénétra sur le plateau. Il était grand, musclé et portait des rangers noires, des pantalons de cuir moulant et un harnais en cuir clouté qui soulignait sa musculature. Son visage était dissimulé par un masque également en cuir.
« Mesdames et messieurs ! » dit-il d’une voix grave qui fit frissonner Léa « Bienvenu sur
le plateau de la Bondage Académie ! Je suis le Bourreau, votre chauffeur de salle. Je suis là pour vous faire réagir au bon moment au cours de l’émission. Alors, nous allons commencer par un exercice simple. Vous allez tous me dire bonjour d’une seule voix. OK ? Je vous écoute. »
« Bonjour, Bourreau ! » fit la foule presque d’une seule voix.
« Ouais…C’est pas mal pour un début. Passons aux choses sérieuses. Je vais me tenir au pied de votre estrade avec des panneaux à la main. Il y est écrit trois choses dessus : APPLAUDISSEZ, RIEZ et STOP. Ce que vous devrez faire tous ensemble est écrit sur le panneau que je tiendrai, OK ? »
« OUI ! »
« Bien ! On va essayer. Ceux qui n’obéissent pas seront fouettés »
Rire dans la salle.
Le Bourreau brandit le panneau APPLAUDISSEZ.
Silence.
« Je vois… On joue aux malins… Assistants ! Fouet pour tout le monde ! »
La salle explosa de rire. Le quart d’heure s’écoula dans la bonne humeur. Le Bourreau fit si bien son travail que l’ambiance au début de l’émission était survoltée.
« Silence, s’il vous plait ! » cria le Bourreau « L’émission va commencer dans deux minutes. Applaudissez nos présentateurs dès que je vous l’indique. »

La lumière dans la salle baissa. Le générique retentit, une version techno indus de « Fais-moi mal, Johnny » de Boris Vian. Sur l’écran géant défilaient des illustrations de John Willy, traversées par une danseuse bondagée, latexée et bâillonnée en images de synthèse.
Le générique se termina au moment où la foule explosa en applaudissement pour accompagner l’arrivée sur le plateau de l’animateur de l’émission. Il n’était connu que sous le surnom de « maître de l’Académie ». Il portait un smoking en latex noir du plus bel effet sous les projecteurs. Son sourire carnassier et ses yeux bleu acier rayonnaient au milieu de la façade de latex lui recouvrant le visage.

« Cher public, chers téléspectateurs ! Merci d’être si nombreux à suivre cette deuxième édition de la Bondage Académie !!!! »

Tonnerre d’applaudissement.

« Cette année, je ne serai pas seul pour diriger l’Académie pendant les trois mois de cette nouvelle cession. J’aurai à mes côtés une assistante de charme, quelqu’un que vous connaissez tous, quelqu’un que vous avez plébiscité, à qui vous avez fait subir les pires tourments et qui grâce à vous est devenue une super star.
Mesdames et messieurs, je vous demande une ovation pour saluer la grande gagnante de l’année dernière : OLANA !!!! »