par Axna
Elles préparèrent ensuite le filet de boeuf. Dame Isabelle montra à la soumise comment discipliner la viande, prendre ce bout de chair à pleines mains, comment passer la ficelle autour du filet rouge et sanglant comme on la passerait autour d’une femme. On voyait même de là où j’étais que le maître avait très bien fait son éducation en matière de bondage, elle maniait la fine cordelette à merveille. Le filet de bœuf se retrouva ainsi entravé, emprisonnant ainsi ses saveurs et effluves au plus profond de lui. Elle l’assaisonna d’un peu de thym et de beurre et le mit au four. Elle s’occupa des pommes de terre qu’elle avait cuites à l’eau. Elle les éplucha une par une. L’amidon faisait luire ses longs doigts fins.
« Pourquoi lâches-tu les pommes de terre? »
« Je…. Elles me brûlent les mains, Madame. »
« Je t’ai dit de m’appeler chef, petite sotte. Endure la douleur en silence et reprends ta tache. Ces pommes de terre doivent être épluchées chaudes. Et que je ne t'entende plus, compris ? »
Elle tira une fois de plus sur la chaîne reliée aux seins de la jeune femme et posa une petite claque sur ses fesses.
« Bien Chef » dit la soumise d’une voix tremblante (de peur ou de désir, seul le Maître aurait pu le dire).
Une fois les pommes de terre épluchées, la soumise trancha de fines lamelles de truffe noire. Puis sur les ordres de Madame elle creusa chaque pomme de terre comme si elle leur dessinait une taille.
« Nous allons maintenant habiller ces tubercules d’un joli corset noir comme celui que tu portes. Pour cela il nous faut de la ciboulette qui servira de lacet pour le corset de truffe. Prends cette aiguille et transperce les tranches de truffes, c’est un travail délicat, penche toi bien sur le plan de travail, sous la lumière. Voilà, cambre-toi, applique-toi car, à chaque faux mouvement, je te fesserai.
Les avant-bras posés sur le plan de travail en inox, la soumise s’appliquait avec la même précision qu’une couturière. Par deux fois, la soumise faillit casser le fil de ciboulette et Madame la corrigea aussitôt. Le bruit de la fessée me faisait sursauter mais le Maître, lui ne cillait pas, comme hypnotisé par le spectacle charnel qu’offraient ces deux magnifiques femmes.
Les fesses encore rouges de la punition qu’elle venait de recevoir, la soumise sortit le rôti du four.
« Mouille-le, prends la pipette, utilise son jus et nappe-le de ce liquide brûlant. Il ne doit pas sécher, prépare-le doucement, longuement, qu’il soit bien humide, prêt à recevoir son dernier coup de chaleur. »
Elle lui fit disposer ensuite les pommes de terre tout autour du rôti et replacer le plat au four quelques minutes.
« Occupons nous du dessert maintenant, le maître doit commencer à avoir faim de toutes ces bonnes choses » dit Madame en caressant de ses longs doigts les cheveux de la soumise.
Cette dernière sortit un ananas frais, des fraises, des rouleaux de réglisse et un pot de fromage blanc.
Elle coupe l’ananas juteux et les petites fraises, prit une cuillère à pomme parisienne et fit de toutes petites boules d’ananas et de fraises. Madame lui demanda ensuite de dérouler les rouleaux de réglisse, les séparant en deux sur toute leur longueur et d’enfiler dessus les petites boules de fruits jusqu’à obtenir un chapelet,… comme celui que Madame utilise parfois dans nos jeux coquins.
Elle prit ensuite deux grande assiettes noires, disposa dessus un petit ravier de fromage blanc et plaça les perles de fruits tout autour accompagnés d’une feuille de menthe verte. Cela excitait mon imagination.
Pour le sorbet feuille de rose, Madame avait déjà fait infuser les pétales de roses avec du sucre et de l’eau de rose et mis dans la sorbetière. Le délice glacé était prêt, il n’y avait plus qu’à faire la caramel et le monter en « cage ». Axna, malgré son application, eut quelques difficultés à réaliser les cages et la Maîtresse en profita pour resserrer les pinces sur les mamelons déjà sensibles de la jeune femme et entretenir le rouge de ses fesses par une fessée experte.
« Maintenant tu ne rateras plus jamais une sculpture de caramel, crois-moi. Dresse à présent l’assiette avec deux belles boules de sorbet, quelques pétales de rose comme autant de petites langues agiles qui viendrait lécher la glace et termine en disposant la cage de caramel. Voilà, appétissant non ?
« Oh oui Chef, très appétissant » dit la soumise »
« Ton heure viendra d’y goûter, je te le garantis » répondit Madame d’un œil coquin.
« Allons, il ne reste plus qu’un dessert et nous pourrons dresser la table …qui n’attend que ça, n’est-ce pas Jérôme ? »
Elle me regardait en disant cela et je compris immédiatement que je servirai de table à Madame et au Maître. J’espérais juste leur faire honneur et avoir assez de sang-froid pour résister à autant de charmes autour de moi.
J’acquiesçai donc de la tête en espérant être largement récompensé de mon dévouement plus tard dans la soirée.
Vint le moment de la préparation des abricots. La soumise plongea sensuellement un couteau à bout rond dedans pour écarter doucement la fente, délicatement, pour ne pas égratigner la chair juteuse et la peau veloutée afin d’extraire le noyau. Cette opération délicate terminée, l’abricot était désormais ouvert, offert, prêt à recevoir la crème de chocolat encore chaude en lui.
La crème était composée de lait chaud, de crème, de farine, d’œufs et évidemment de chocolat amer. La soumise l’avait faite épaisse, lisse et brillante. Et la voire couler ainsi au cœur des abricots fendus était un spectacle d’une rare sensualité.
Les respirations commençaient à s’accélérer, les regards se croisaient de plus en plus, les gestes se faisaient de plus en plus langoureux et sensuels, les postures étaient lascives, la faim commençait à tous nous gagner : il était temps de passer à table.
Dame Isabelle demanda à la soumise de se changer et d’enfiler une tenue de soubrette qui la mettait vraiment en valeur. Elle revint vers le Maître et moi et dit : « Nous allons enfin pouvoir déguster les fruits de la leçon cher ami, il ne reste plus qu’à préparer la table, qu’en dites-vous ?
« Je suis impatient d’avoir en bouche le résultat de votre initiation Madame. La vue de mon fauteuil était splendide et il me tarde désormais de faire honneur à votre dîner. Aide Madame à dresser la table, et suis bien ses instructions. »
« Avec plaisir Maître » répondit la soumise.
Elle s’approcha de moi, me demandant d’enlever mon peignoir. Sous la directive de Madame, elle m’enduit le corps de latex liquide en guise de « nappe » pour la « jolie » table que j’allais devenir. Elle me mit à quatre pattes, le dos bien droit, les mains bien plaquées au sol et avec Madame me plaça une plaque de verre sur le dos. Je contrôlai chacun de mes muscles, chacun de mes mouvements car j’étais constamment sous la menace de la cravache que je sentais me frôler régulièrement.
La soumise installa ensuite le Maître et Madame de chaque coté de mon corps et commença à disposer les mets sur la table. Je ne voyais rien mais j’entendis le bruit d’une bouteille qu’on débouche, je percevais des souffles, des frôlements j’entendis un « bon appétit »viril de la part du maître … et le grincement de la porte d’entrée me fit comprendre que du monde arrivait…
dimanche 12 avril 2009
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1 commentaire:
tres tres bon texte ! mais ca donne envie de savoir la suite :)
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