mercredi 14 janvier 2009

*[découverte] Petite histoire de la ceinture de chasteté.

Par Duncan

Tout le monde a entendu parler des ceintures de chastetés cadenassées dont les seigneurs du moyen âge ceignaient la taille de leurs femmes lorsqu’ils partaient en croisade ou en campagne pour de longs mois, voir des années. Elles étaient censées garantir la fidélité des dites épouses jusqu’au retour éventuel du mari précautionneux.

Hé bien, il semblerait que cela soit un mythe.

Il est fait mention pour la première fois de manière symbolique à la ceinture de chasteté dans un lais de Marie de France au XII ièm siècle (les lais sont des contes d’aventure et d’amour, où figurent souvent des fées, des merveilles, des transformations dixit Gaston Paris, médiéviste de la fin du XIX ièm siècle). Dans ce lais, un jeune homme noue une ceinture autour de la taille de sa belle tandis que celle-ci fais un nœud au bas de sa chemise. C’était un symbole de leur fidélité réciproque, seul celui ou celle qui pourrait défaire ou briser ces nœuds sans l’aide d’outils aura le droit d’être aimé par eux.
Il est de nouveau fait allusion à une ceinture de ce type dans le « Livre du Voir-Dit » écrit au XIV ièm siècle par Guillaume de Machaut.
En 1405, Kyeser von Eichstad le Bellifortis, dans son traité d’art militaire, le Bellifortis, montre une illustration d’une ceinture de chasteté métallique. Cette ceinture, dite Florentine, aurait été surtout portée par les femmes de Florence et était destiné à les protéger contre un éventuel violeur lors des attaques de la ville ou bien pendant leur déplacement.




On peut aussi voir un lien avec la ceinture d’étoffe porté par les moines et les moniales de l’époque médiévale et qui symbolisait leur vœu de chasteté. La ceinture des prêtres représente encore aujourd’hui le symbole de leur chasteté et de leur pureté.

Dans son livre « Les vies des Dames Galantes », Pierre de Bourdeilles, abbé de Brantôme (1540-1614), semble donner une indication sur une éventuelle apparition de vraies ceintures de chasteté durant le règne de Henry II, soit entre 1547 et 1559.
Rabelais, dans « Horribles et Epouvantables Faits et Prouesse du très renommé Pantagruel » la mentionne aussi en 1532.
Une autre preuve est la découverte du squelette d’une femme enterrée avec une ceinture métallique à l’entre-jambe. Elle serait morte entre la fin du XVI ièm siècle et le début du XVII ièm.

Certains musées, comme le British Muséum ou bien le musée de Cluny à Paris possèdent des exemplaires de ceintures de chastetés métalliques qui ont longtemps été considérées comme authentiques. Celles du musée de Cluny, originellement datées du XVI et du XVII ièm siècle se sont avérées avoir en fait été fabriquées au XIX ièm.
La ceinture exposée au musée de l’Inquisition de Carcassone semble, elle, être du XVI ièm siècle.




Les ceintures de chasteté sont donc apparues à La Renaissance et non au Moyen âge, comme le veut la tradition populaire. De plus, il semblerait qu’elles n’aient été utilisées que très rarement dans des cas très précis, comme protection contre le viol par les femmes lors de leurs déplacements ou bien du siège de leur ville, à cette époque.
Au cours du XVIII ièm siècle, son usage semble être plus étendu. Elle aurait été très utilisée dans les couvents, pour protéger les nonnes des tentations solitaires ainsi que par des maris jaloux ou des amants qui se séparaient.



Selon Piero Lorenzoni, dans son « Histoire secrète de la ceinture de chasteté », la ceinture qu’il qualifie de ceinture de volupté, contredisant son but premier de maintien d’un certain ordre moral, n’a d’autre fonction que d’exacerber les désirs en jouant sur l’interdit et l’accès à l’intimité de l’autre, permettant ainsi de les libérer dans un torrent de passion retenue.

De nos jours, la ceinture de chasteté est souvent utilisée dans les jeux BDSM.
A l’origine uniquement féminine, elle a été décliné avec succès, selon certain fabricants (Neostil en vendrai plus de mille par an en Allemagne), en modèle masculin rappelant la ceinture florentine traditionnelle ou bien adoptant la forme d’une cage emprisonnant le pénis et empêchant toute érection.
Elle permet de contrôler la sexualité du ou de la soumis(e), entièrement dépendant de la personne qui possède la clef de la ceinture.








Avez-vous déjà entendu parler de telles ceintures ?

En avez-vous déjà porté ou bien aimeriez-vous le faire ?

Préférez-vous un style typiquement médiéval en métal ou bien une esthétique plus moderne en cuir ou en plastique ?

Mesdames et messieurs les dominants, que pensez vous de son utilisation en BDSM ?

Et vous, soumises et soumis ?

mardi 13 janvier 2009

*[création] Bondage Academy /part 3

Par Duncan

Le public fit une standing ovation alors qu’une étrange silhouette apparaissait sur le plateau au milieu d’un geyser de fumigène et de stroboscope. Elle était grande, vêtue de cuir noir des pieds à la tête, perchée sur des ballets boots. Tout son corps était serré dans une robe corset qui la faisait ressembler à un sablier tant sa taille était minuscule.Une minerve emprisonnait son long cou et l’obligeait à garder la tête un peu en arrière et totalement immobile. Une longue queue-de-cheval blonde sortait du masque en cuir lacé serré sur sa tête. Ses yeux verts souriants balayaient la salle et un grand sourire étirait ses lèvres rouge vif. Quant à ses bras, ils étaient attachés derrière son dos par un grand mono-gant serré aux poignets et aux coudes, tirant sur ses épaules et soulignant sa poitrine, déjà proéminente sous la pression du corset.
Le présentateur s’approcha d’elle et la salua.
« Ma très chère Alona ! Quel plaisir de vous revoir, surtout dans une si ravissante tenue. »
« Tout le plaisir est pour moi, maitre. »

Léa eut l’impression que sa voix tremblait un peu. C’était peut-être le trac ou bien la formidable pression que semblait lui infliger sa tenue.

« Pour nous aussi, je vous l’assure. Alors qu’avez-vous bien pu faire des deux millions d’euro que vous avez gagnés l’année dernière ? »
« Des choses assez banales, j’en ai peur. J’ai acheté une maison, beaucoup de vêtements fétichistes et de matériel, et j’ai été obligée d’engager du personnel pour s’occuper de moi. »
« Comment ça ? Dites nous tout.»
« Pour me laver, m’habiller, me chausser, me faire le ménage. Depuis la fin de la Bondage Académie, l’année dernière, j’ai découvert que mon corps s’était habitué à porter un corset et des ballet boots, par exemple. Je ne peux plus rester plus d’une demi-heure sans être très fortement corsetée et je ne peux plus marcher avec des chaussures normales. »
« Fantastique ! Il est normal que vous subissiez les conséquences de ce que vous avez enduré l’an dernier. Vous avez atteint des limites d’endurance. Êtes vous toujours corsetée à 33cm de tour de taille, comme lors de votre victoire ? »
« Hé bien, ce soir oui, mais en général, je ne descends plus en dessous de 36 ou 38 cm. »
« Ho ! Quel manque de discipline ! Hé bien, nous allons faire en sorte que pendant ces trois mois, vous restiez à 33 cm, n’est-ce pas ? »
« Bien sûr, maitre. Avec plaisir. »
« Formidable ! On l’applaudit bien fort ! »

Léa frissonnait. Cette folle était volontairement mutilée. Son corps était déformé de manière irréversible. Cette idée l’horrifiait, mais le petit picotement familier au creux de ses reins lui signifiait qu’une partie d’elle l’adorait.

dimanche 11 janvier 2009

*[création] Bondage Academy /part 2

Par Duncan

Un murmure parcouru la foule bigarrée des spectateurs. Puis le silence ne fut plus perturbé que par le bruissement des tenues en latex et le crissement du cuir sur les sièges.
Un homme pénétra sur le plateau. Il était grand, musclé et portait des rangers noires, des pantalons de cuir moulant et un harnais en cuir clouté qui soulignait sa musculature. Son visage était dissimulé par un masque également en cuir.
« Mesdames et messieurs ! » dit-il d’une voix grave qui fit frissonner Léa « Bienvenu sur
le plateau de la Bondage Académie ! Je suis le Bourreau, votre chauffeur de salle. Je suis là pour vous faire réagir au bon moment au cours de l’émission. Alors, nous allons commencer par un exercice simple. Vous allez tous me dire bonjour d’une seule voix. OK ? Je vous écoute. »
« Bonjour, Bourreau ! » fit la foule presque d’une seule voix.
« Ouais…C’est pas mal pour un début. Passons aux choses sérieuses. Je vais me tenir au pied de votre estrade avec des panneaux à la main. Il y est écrit trois choses dessus : APPLAUDISSEZ, RIEZ et STOP. Ce que vous devrez faire tous ensemble est écrit sur le panneau que je tiendrai, OK ? »
« OUI ! »
« Bien ! On va essayer. Ceux qui n’obéissent pas seront fouettés »
Rire dans la salle.
Le Bourreau brandit le panneau APPLAUDISSEZ.
Silence.
« Je vois… On joue aux malins… Assistants ! Fouet pour tout le monde ! »
La salle explosa de rire. Le quart d’heure s’écoula dans la bonne humeur. Le Bourreau fit si bien son travail que l’ambiance au début de l’émission était survoltée.
« Silence, s’il vous plait ! » cria le Bourreau « L’émission va commencer dans deux minutes. Applaudissez nos présentateurs dès que je vous l’indique. »

La lumière dans la salle baissa. Le générique retentit, une version techno indus de « Fais-moi mal, Johnny » de Boris Vian. Sur l’écran géant défilaient des illustrations de John Willy, traversées par une danseuse bondagée, latexée et bâillonnée en images de synthèse.
Le générique se termina au moment où la foule explosa en applaudissement pour accompagner l’arrivée sur le plateau de l’animateur de l’émission. Il n’était connu que sous le surnom de « maître de l’Académie ». Il portait un smoking en latex noir du plus bel effet sous les projecteurs. Son sourire carnassier et ses yeux bleu acier rayonnaient au milieu de la façade de latex lui recouvrant le visage.

« Cher public, chers téléspectateurs ! Merci d’être si nombreux à suivre cette deuxième édition de la Bondage Académie !!!! »

Tonnerre d’applaudissement.

« Cette année, je ne serai pas seul pour diriger l’Académie pendant les trois mois de cette nouvelle cession. J’aurai à mes côtés une assistante de charme, quelqu’un que vous connaissez tous, quelqu’un que vous avez plébiscité, à qui vous avez fait subir les pires tourments et qui grâce à vous est devenue une super star.
Mesdames et messieurs, je vous demande une ovation pour saluer la grande gagnante de l’année dernière : OLANA !!!! »

samedi 10 janvier 2009

*[création] Bondage Academy /Part 1


Par Duncan



Léa regardait le décor du studio avec étonnement. Le plateau était semi-circulaire. Au fond, face au public se dressait un immense écran bordé de tentures bordeaux et soutenue par trois piliers recouvert de latex noir. Les corps féminins qui y étaient représentés, bien qu'aux formes exagérées étaient criants de réalisme.


Il en était de même pour les colonnades grecques qui ornaient chaque bord circulaire du plateau. Sur la gauche de l'écran, six cages métalliques, représentant elles aussi des corps de femmes, attendaient vide, leurs prisonnières. Elles étaient posées sur une statue de deux femmes agenouillées côte à côte. Leur texture brillante reflétait la lumière des projecteurs de fort belle manière.


Léa fut surprise par le nombre de cage. Il ne devait y avoir que cinq candidates. Les règles avaient dû changer.

Ce n'était que la deuxième édition de la Bondage Academy. Elle se rappela sa réaction en découvrant cette émission, un an auparavant. Passé le choc initial de l'étonnement et du dégout, elle avait senti un étrange sentiment l'envahir un peu plus à chaque émission. En fait, dès la troisième semaine, elle ne rêvait plus que de bondage, de latex et de tortures délicieuses. Chaque émission la mettait dans un état d'excitation incommensurable. À la fin du troisième mois de diffusion, lorsque la gagnante avait été déclarée, elle était devenue, comme des milliers d'autres, une adepte convaincue du SM.


Elle était pourtant encore assez timide en la matière. Elle avait modifié son look peu à peu, en commençant par les chaussures (des talons de plus en plus hauts, elle en était à douze centimètres) puis en orientant progressivement sa garde-robe vers le fétichisme. Elle ne portait désormais plus que du cuir, du latex ou du vinyle, noir de préférence. Récemment, elle avait découvert les corsets avec bonheur et envisageait sérieusement de réduire sa taille au maximum.


Ses expériences de soumise étaient encore peu nombreuses, mais elles l’avaient conforté dans l’idée que sa voie était dans la soumission. Cependant, ce qu’elle avait vécu lui avait laissé un goût amer, un mélange de frustration et de honte. Elle avait du mal à accepter ses nouvelles tendances. Ses fantasmes lui faisaient peur et elle ne se sentait pas le courage de s’abandonner totalement à ses pulsions.


C’est pour cela qu’elle ne s’était pas présenté à la Bondage Académie. Cela et la peur. Ce que les candidates avaient subi lors de la précédente édition avait été terrible et irréversible dans certains cas. Elle était donc là en spectatrice, confortablement assise dans les tribunes, perchées sur ses talons hauts et engoncée dans sa combinaison de latex noir et son corset de cuir trop serré.

Une voix sortie des haut-parleurs la tira de sa rêverie.


« Mesdames et messieurs, un peu de silence s’il vous plait. L’émission commencera dans 15 mn ! »

mercredi 7 janvier 2009

*[débat] Dura lex, Sed lex

Mesdemoiselles, imaginez…

Vous venez juste de vous installer à Norfolk, dans l’état de Virginie aux États Unis.
Vous êtes arrivée tard dans la nuit et vous n’êtes pas sortie pendant deux jours histoire de mettre un peu d’ordre dans votre nouvelle maison. Finalement, vous décidez d’aller faire quelques courses et vous sortez, habillée tout à fait normalement.
Il vous semble que les gens vous regarde bizarrement dans la rue, mais vous n’y prêtez pas plus attention qu’au fait que la plupart des femmes que vous croisez semble avoir une taille étrangement fine.
Au moment où vous sortez de l’épicerie, les bras chargés de paquets, un homme en civil, accompagné de deux policiers en uniforme, vous aborde.
Il vous présente une carte sur lequel vous pouvez lire avec étonnement « Corset inspector ».
Ce monsieur vous demande ensuite si vous portez un corset. Suite à votre réponse négative, les policiers vous demandent de les suivre au commissariat car vous êtes en infraction avec la loi…

Fiction ? Pas tout à fait.
Dans la ville de Norflolk, état de Virginie, il est interdit à une femme de sortir si elle n’est pas corsetée. (Il existait même dans le temps, un service spécial d’inspecteurs de corset, réservé aux hommes, bien sur)
Cette loi, datant du XiX ièm siècle est toujours active de nos jours mais n’est pas appliquée.

Dans la ville de Merryville, Missouri, au contraire, le port du corset est interdit aux femmes car cela prive les mâles américains de base de la possibilité d’admirer les courbes naturelles de la gente féminine.

Il existe, aux États Unis, quantité de lois fédérales qui entendent régir la sexualité des braves citoyens américains.
En voici quelques exemples :

- Depuis 1990, les états de l’Idaho, Utah, Arizona, Oklahoma, Minnesota, Louisiana, Mississippi, Alabama, Georgia, South Carolina, North Carolina, Virginia, Maryland, Massachusetts, Rhode Island and Washington D.C. ont interdit l’usage des dildos.

- Dans le Mississippi, le SM est interdit par la loi.

- A Oxford, Ohio, il est illégal pour une femme de se déshabiller devant la photo d’un homme.

- La seule position sexuelle autorisée par la loi à Washington, D.C. est la position du missionnaire.

- A Romboch, Virginie, il est illégal de pratiquer une activité sexuelle la lumière allumée…

Ce type de loi n’est pas l’apanage des seuls États Unis (n’oublions pas que jusqu’en 1982, l’homo sexualité était passible de prison en France). Chaque époque, chaque civilisation, chaque pays en a promulgué, leur contenu variant selon les mœurs ou la tolérance du moments.

Vous trouverez à cette adresse d’autres exemples de lois « sexuelles » à travers les ages et les pays : http://www.dribbleglass.com/subpages/strange/sexlaws.htm

Ami(e)s fétichistes des corsets, iriez vous habiter à Norfolk si cette loi était réactivée ?

Plus sérieusement, que pensez vous de ces lois ?

Est ce, selon vous, à l’état de régir la sexualité de ses concitoyens ? (hors cas extrême comme la pédophilie, la nécrophilie et autres joyeusetés du genre, bien sur)


Par Duncan

*[découverte]Ballets boots

Au seizième siècle, les dames de Florence appréciaient les chaussures arrivées d’Orient et la chaussure surélevée d'Espagne. C’est à cette époque que le talon aiguille a été inventé. Catherine de Medici a porté et popularisé ce style. Les hommes de la Cour française ont porté des chaussures à talons aiguilles pendant deux ou trois siècles.

Les origines de la danse sur pointes sont mal connues. Avant d’être l’apanage des danseuses, il semble qu’elle ait été pratiquée au XVIIIe siècle par des hommes dans des théâtres de foire napolitains. (Russell W. Belk, University of Utah, USA)
Les ballerines auraient commencé à pratiquer les pointes pendant la période romantique, durant la première exécution enregistrée à l’Opéra de Paris, en 1832 par Marie Taglioni, dans « La Sylphide », ballet composé par son père, Filippo Taglioni.
Les poussoirs mous de satin utilisés à l’époque ont évolué peu à peu pour devenir les chaussons de pointe que nous connaissons actuellement.
Son pied fétichisé dans son chausson, la ballerine cesse d’être une femme pour devenir une créature esthétique. (Sylvie Jacq-Mioche in Dictionnaire Larousse de la Danse)

Bien que les talons hauts soient de loin le rite de passage se rapportant aux chaussures le plus courant parmi les jeunes femmes, quelques-unes on dit que la première paire de chaussons de ballet, de chaussures non orthopédique ou de collants ont été leurs marques de maturité féminine.
Parmi les hommes, obtenir et porter certains types de chaussures était vu également comme un rite de passage d’adolescence.

Dans le jeu érotique, la ballet shoes peut aussi être le symbole du passage à la maturité.
Ainsi, on peut trôner comme une reine avec ses ballets shoes qui marquent aussi un paradoxe, celui d’une théâtralité excessive : être une étoile à tout prix pour exprimer une histoire d’amour (généralement douloureuse) comme dans Cendrillon, le lac des cygnes, etc…
Ces chaussons existent en bottes également, qui peuvent êtres portées aussi bien par des hommes que par des femmes.

Un gadget favori des jeux sadomasochistes est celui de la chaussure aux talons vertigineux, contraignants. La chaussure est parfois verrouillée, cadenassée, impossible à enlever. On peut dès lors s'interroger sur la symbolique du pied et de la chaussure quand on constate qu'ils sont un signe renvoyant autant à la contrainte qu'au pénis ou au vagin. Les significations s'harmonisant d'ailleurs fort bien l'une et l'autre.
(Les masochismes ou l'effet-Mère », Michel Mogniat)

Pensez-vous que seuls les fétichistes ayant pratiqué ou encore des amateurs de danse éclairés, puissent être touché par l’érotisme que l’on peut générer en portant des ballets shoes ?

La peur de la douleur que peut engendrer le port de ces chaussons vous effraye –t-elle ?

Avez-vous déjà porté des ballets boots et que pensez vous de cette expérience ?



Par Duncan

mardi 6 janvier 2009

*[découverte] la nuque

Françoise Sagan a dit: "Mais il y avait quelque chose en moi qui me destinait à suivre la nuque bien rasée d'un jeune homme, à me laisser toujours emmener, sans résistance, avec ces petites pensées glaciales et glissantes comme des poissons. Et une certaine tendresse."

Cette phrase me trottait dans la tête et suite à une conversation avec une fétichiste de la nuque, je me suis interrogée.
Je n'ai trouvé nulle part, un nom pour cette paraphilie, pourtant elle existe belle et bien!
Cette partie du corps, souvent cachée sous la chevelure, parfois, au contraire, exposée aux regards.
Certains aiment faire abdiquer l'autre, amoureusement, en y posant la main.
D'autres perdent tout contrôle, pour peu qu'on leur caresse la nuque.

Un port de tête élégant met la nuque en valeur, mais on peut aussi l'agrémenter d'un collier, d'un tatouage, voir d'un piercing, pour les moins douillets.
Dans les jeux de domination, courber la tête expose la nuque,une façon de montrer que l'on se livre à l'autre. Le côté désarmant/désarmé.
Une personne mal à l'aise ou troublée, d'instinct, cachera sa nuque de sa main, ou avec ses cheveux. La fragilité.
c'est aussi au niveau de la nuque que ça "picote" quand on sent que quelqu'un nous observe.

Certains rois, et nobles, ont du poser leurs cou/ nuque, dans une guillotine.
Chez les nouveaux nés, la nuque doit être bien maintenue, quand on manipule l'enfant.
Chez les félins,le mâle agrippe la nuque de la femelle pendant tout l'accouplement.C'est aussi là qu'ils mordent pour achever leurs proies.
En médecine, la nuque est l'endroit ou se manifeste des douleurs issues du corps entier.
Un bon massage de la nuque ôte souvent les maux de tête.
En littérature, pour décrire un homme fort, on dit qu'il a une nuque épaisse.
D'ailleurs, le géant Atlas, il le porte où le monde?

En sommes, la nuque compte bien plus qu'on ne pourrait le croire au premier abord.

"Après quarante ans, c'est sur la nuque que nous portons notre véritable visage, regardant désespérément en arrière."
[ Marelle (1963), Raynela ]


Selon vous, qu'est ce qui pourrait expliquer cet attrait?
Éprouvez vous un intérêt particulier pour les nuques des autres?
Pour la votre?
Avez vous déjà été surpris par la grâce d'une nuque aperçue ?